L’essentiel
Pour accueillir des proches, préparez deux dossiers : les documents permettant à chaque personne de voyager et un séjour réellement organisé. Pour un visiteur français ordinaire arrivant en avion, le passeport et l’AVE sont généralement les premiers éléments à vérifier. La situation change avec une autre nationalité ou un statut canadien. L’invitation explique le projet ; elle ne remplace pas les conditions d’entrée.
01Quel document pour un proche venant de France ?
La France figure parmi les pays dispensés de visa pour les visites ordinaires. Le visiteur français concerné a besoin d’une AVE pour arriver par avion ou transiter par un aéroport canadien, mais généralement pas pour une arrivée terrestre ou maritime. Les trajets depuis Saint-Pierre-et-Miquelon ont des règles particulières. Le pays de résidence ne suffit pas : un proche qui habite en France avec un autre passeport peut relever d’autres exigences.
Pour un citoyen canadien, y compris franco-canadien, le voyage aérien relève normalement du passeport canadien. Un résident permanent canadien utilise sa carte de résident permanent valide ou un titre de voyage adapté pour un transport commercial. Ne demandez pas une AVE pour contourner une ancienne situation de résidence permanente non clarifiée.
| Profil à distinguer | Démarche de préparation |
|---|---|
| Français visitant le Canada par avion | Contrôler passeport et AVE liée à ce passeport |
| Autre nationalité, départ de France | Examiner les exigences du document de voyage réel |
| Citoyen canadien ou résident permanent | Utiliser les règles de son statut canadien |
| Enfant voyageant sans ses deux parents | Préparer aussi les documents parentaux nécessaires |
02AVE : vérifier le passeport, pas seulement le courriel
L’AVE est liée électroniquement au passeport et peut rester valide jusqu’à cinq ans, ou jusqu’à l’expiration de celui-ci si elle survient avant. Un nouveau passeport exige une nouvelle AVE. Le tarif officiel affiché au 19 octobre 2026 est de 7 dollars canadiens. Chaque personne fait sa demande individuelle avec ses propres renseignements.
Avant de valider, comparez le numéro saisi à la page d’identité du passeport. Pour deux parents voyageant ensemble, ouvrez une fiche par personne : numéro, expiration, autorisation et adresse courriel utilisée. Une confirmation retrouvée dans les messages de l’autre voyageur ne prouve pas que les deux documents sont corrects.
Exemple fictif : votre père avait une AVE pour une visite précédente, puis a renouvelé son passeport. La validité affichée de l’ancienne autorisation ne permet pas de la transférer au nouveau document. Il prépare la nouvelle démarche avant le départ plutôt que de découvrir l’incohérence à l’enregistrement.
Une approbation peut demander des vérifications supplémentaires ; ne faites pas de la veille du vol votre date normale de préparation. Gardez les références dans un espace accessible au voyageur et évitez de dépendre d’un seul téléphone dont la batterie pourrait être vide.
03Lettre d’invitation : dire précisément ce que vous proposez
Lorsque la lettre est demandée ou utile, indiquez l’identité et les coordonnées du visiteur, votre relation, le motif, la durée, l’hébergement, le financement et le départ prévu. Ajoutez vos renseignements d’hôte, votre situation au Canada et les justificatifs demandés. La lettre doit être sincère ; elle ne garantit pas le visa et ne crée pas, à elle seule, une responsabilité juridique générale pour tout le séjour.
Trame originale à personnaliser : « Je soussigné [identité, naissance, adresse, téléphone, profession et statut au Canada] invite [identité, naissance, adresse et téléphone], qui est [relation], du [date] au [date] pour [motif]. L’hébergement sera [lieu]. Je prendrai en charge [dépenses exactes] ; le visiteur financera [autres dépenses]. Le départ est prévu le [date]. Les justificatifs de ma situation et les renseignements familiaux demandés sont joints. Fait à [ville], le [date], signature. »
Complétez selon la liste officielle et votre situation. Si vous proposez uniquement une chambre, ne transformez pas cette aide en prise en charge intégrale. Les règles du super visa sont distinctes de cette lettre ordinaire.
04Construire un budget concret pour trois semaines
Aucune somme personnelle proposée ici ne constitue un minimum officiel d’admission. Les besoins dépendent notamment de la durée, du logement et de la prise en charge. Construisez le budget avec des prix obtenus pour vos dates, puis ajoutez les postes que l’hôte finance déjà sans les compter deux fois.
| Simulation originale pour deux visiteurs, hors billets et assurance | Hypothèse | Montant CAD |
|---|---|---|
| Courses et repas à domicile | 21 jours × 35 $ | 735 $ |
| Sorties et restaurants | Enveloppe choisie | 360 $ |
| Déplacements locaux | Enveloppe choisie | 240 $ |
| Marge pour imprévus | Enveloppe choisie | 300 $ |
| Total | 735 + 360 + 240 + 300 | 1 635 $ |
05Répartir les paiements avant l’arrivée
Dans l’exemple précédent, si l’hôte prend en charge les 735 dollars de courses et les visiteurs le reste, leur part est de 900 dollars, avant billets et assurance. Si quatre nuits à l’hôtel sont ajoutées à 180 dollars chacune dans une hypothèse personnelle, le budget augmente de 720 dollars. Une invitation « gratuite » peut donc devenir coûteuse après un changement de programme.
Écrivez simplement qui paie l’hébergement, les repas, les excursions et les trajets. Vérifiez les moyens de paiement utilisables et les frais éventuels auprès des prestataires concernés. L’objectif n’est pas de partager chaque dépense au centime, mais d’éviter que chacun pense que l’autre finance les postes importants.
Si l’hôte travaille pendant la visite, prévoyez des journées autonomes. Regroupez les activités par quartier : une sortie principale, une solution intérieure et une plage de repos restent faciles à adapter.
06Préparer logement, santé et accès aux informations
Avant de promettre l’accueil, vérifiez le couchage réel, les escaliers, l’accès à la salle de bain et la possibilité de se reposer. Une personne qui marche difficilement ne profite pas de la même organisation qu’un visiteur habitué à passer la journée dehors. Discutez de ces contraintes avec elle plutôt que de les découvrir après l’arrivée.
Pour la santé, comparez les garanties de l’assurance envisagée : frais médicaux, hospitalisation, rapatriement, franchises, exclusions et maladies préexistantes. Demandez à l’assureur une réponse écrite sur une situation ambiguë. Une carte de paiement ou un contrat portant le mot voyage ne prouve pas que toutes les personnes et tous les jours du séjour sont couverts.
Préparez une fiche pratique personnelle : adresse complète, instructions d’accès, coordonnées de l’hôte, assistance de l’assureur et solution de transport. Donnez-en une copie au visiteur utilisable hors connexion. Pour les traitements et besoins médicaux, laissez la personne choisir les informations à partager ; vérifiez les règles de transport des produits concernés avec les organismes compétents.
- Prévoyez une arrivée tardive sans dépendre de l’ouverture d’un commerce.
- Gardez une solution intérieure si la météo empêche une activité.
- Expliquez comment vous joindre lorsque vous êtes au travail.
- Évitez de réserver chaque journée avant de connaître le rythme souhaité.
07À l’entrée : préparer les réponses et noter la durée autorisée
Le visa ou l’AVE ne garantit pas l’admission. Le visiteur doit expliquer le motif, les moyens et son projet de départ. Gardez l’adresse d’hébergement et l’invitation accessibles. La plupart des visites peuvent durer jusqu’à six mois, mais l’agent peut fixer une autre durée. Lisez le tampon ou la fiche remise ; sans indication particulière, les limites du passeport et, selon la situation, des données biométriques comptent aussi.
Exemple fictif : votre mère prévoit trois semaines, mais son AVE reste valide plusieurs années. Cette validité ne lui permet pas de s’installer pendant toutes ces années. Après l’entrée, elle note la durée effectivement autorisée, garde ses documents et adapte son projet si une limite particulière lui a été indiquée.
Lorsqu’un enfant voyage sans ses deux parents, les documents parentaux ou de garde doivent être examinés selon la configuration réelle. Ne supposez pas que le même nom de famille ou la présence d’un grand-parent suffit. Préparez les pièces avant le voyage et gardez-les à portée, plutôt que dans un bagage inaccessible.
08Prolonger la visite : une démarche avant la fin du statut
Pour rester plus longtemps comme visiteur, la démarche est une demande de fiche du visiteur avant l’expiration du statut. IRCC recommande de s’y prendre au moins trente jours à l’avance. Cette fiche n’est pas un visa et ne garantit pas le retour après une sortie du Canada. Changer la date du billet ne modifie pas, à lui seul, l’autorisation de séjour.
Avant de prolonger, refaites le budget, vérifiez l’hébergement disponible et la durée de l’assurance. Si vous êtes absent plusieurs jours, convenez de la solution retenue. La démarche administrative et l’organisation matérielle doivent rester cohérentes.
Une visite familiale ne donne pas une autorisation générale de travailler. Si le projet devient un emploi ou une activité professionnelle au Canada, examinez le cadre correspondant avant de commencer. Pour des séjours longs répétés de parents ou grands-parents, le super visa peut être une piste à étudier, avec ses exigences propres : il ne faut pas le confondre avec une simple AVE.
Questions fréquentes
Une invitation doit-elle promettre de payer toutes les dépenses ?
Non. Décrivez la répartition réelle et joignez les justificatifs requis. Une promesse trop large et irréaliste rend le projet moins cohérent.
Que faire si un vol retardé bouleverse l’accueil ?
Prévoyez une personne joignable, un accès au logement et un trajet de secours. Communiquez ces informations avant le départ pour que le visiteur puisse agir sans vous attendre à l’aéroport.
Comment préparer une deuxième visite ?
Reprenez les passeports, autorisations, dates et besoins actuels. Une copie du premier dossier est un aide-mémoire, pas la preuve que la situation n’a pas changé.
Pour vérifier et approfondir
Sources et ressources
Consultez l’organisme concerné pour confirmer les conditions de votre situation.
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